Ce Berguois, échevin de la ville, est aussi grand amiral de la flotte de
Charles-Quint. C'est lui notamment qui emmènera l'empereur dans sa dernière
retraite en Espagne, quand ce dernier aura renoncé au pouvoir...
Emmanuel Looten
Bergues 1908 - Saint Juan les Pins 1974 - Quincaillier en gros avec son frère Charles, il est connu comme un poète du
XXème siècle au style très particulier. La ville lui a dédié sa salle des
fêtes.
Après un premier recueil "A cloche rêve", paru en 1939, il va publier
de nombreuses oeuvres : des pièces de théâtre, mais surout des recueils de
poésies. Il a également écrit de nombreux articles de critiques littéraire
ou artistique et donné des conférences à Paris, Bruxelles, Anvers.
Il reçut le "Grand prix des lettres", le "Prix Verlaine", le "Prix
international de la Genèse"...
La poésie d'Emmanuel Looten
trouve son inspiration dans une imagination impétueuse qui suscite la
création de mots. Son lyrisme cosmique, flamboyant et grandiose trouve ses
racines dans la Flandre. Au total, on lui doit plus de 80 oeuvres diverses
qui furent traduites en japonais, néerlandais, italien...
Fils de roi, ce saint venu d'Armorique vient évangéliser la région à la
fin du VIIème siècle. Envoyé par St Bertin, abbé de Sithiu (future ville de
Saint-Omer), il renverse les autels au dieu Baal sur le Groenberg et y
instaure la foi chrétienne, avant de se retirer à Wormhout, pour y fonder un
monastère, où il meurt en 717.
C'est en souvenir du passage du saint que la ville portera jusqu'à la
révolution française de nom de "Bergues Saint-Winoc"
(mont Saint-Winoc).
Une ruelle, une association (Association Sportive Saint Winoc Bergues), un
ouvrage militaire de Vauban (la tête de Saint-Winoc) et un collège portent
aujourd'hui encore le nom de Saint-Winoc.
Sébastien Leprêstre, maréchal de Vauban
Vauban va être chargé d'améliorer et compléter les défenses de la Ville
de Bergues suite à sa prise par les armées du Roi Soleil et l'incorporation
à la France par le Traité d'Aix la Chapelle en 1668.
S'il modifiera profondément l'enceinte à l'Est en y implantant son
"premier système", il se contentera pour le reste de compléter les ouvrages
existants ayant basé sa défense sur les inondations défensives.
Donald Cameron of Lochiel ("Gentle Lochiel")
Loyal compagnon du Prince Charles Edward Stuart lors de la
révolte de 1745, ce héros de la libération de l'Ecosse, devenu colonel du
Régiment d'Albanie, est décédé à l'hôpital militaire de Bergues (Marché au
Fromage) le 26 octobre 1748.
Lamartine est sans doute plus connu comme poète que comme homme politique.
Pourtant c'est d'abord en cette qualité qu'il est connu à Bergues.
Poussé par sa soeur qui a épousé le baron Coppens, seigneur d'Hondschoote,
Lamartine va se présenter à la députation en 1831.
Battu à quelques voix près,
il s'enferme dans sa chambre de l'Hôtel de la Tête d'Or (aujourd'hui, le
"Lamartine") pour y écrire "l'Ode à Némésis", en
réponse à une attaque d'un journaliste dunkerquois. Il se représente en 1833 et cette fois est élu.
En 1837, il brigue à nouveau les
suffrages berguois mais se présente aussi à Macon, ville dont il est originaire.
Etant élu à Bergues et à Macon, il choisira ce dernier siège, au grand dam des
nombreux amis qui l'avaient fait élire en Flandre.
En mémoire de son passage, un buste a été enchâssé dans la façade de l'hôtel
de ville en 1913.
Au niveau des noms, on parle toujours de l'école Lamartine, la
rue Lamartine, le restaurant Lamartine et le géant,
l'électeur de Lamartine...